Chaque jour, ma fille insistait pour que nous retirions le plâtre de sa main. Elle affirmait avec conviction que quelque chose s’y trouvait, quelque chose qui s’agitait et chuchotait la nuit, l’empêchant de trouver le sommeil.
Au départ, nous prenions ses paroles à la légère. Les enfants ont souvent une imagination débordante, surtout lorsqu’ils s’ennuient ou qu’ils ressentent une gêne. Trois semaines plus tôt, elle était tombée de son vélo, et le médecin nous avait rassurés : une fracture sans gravité. Sa petite main était recouverte d’un plâtre rose éclatant, décoré de signatures de ses camarades et de petits cœurs dessinés à la main. Tout paraissait parfaitement normal. Pourtant, elle persistait.
« Maman, ça bouge la nuit », chuchota-t-elle un soir, les yeux écarquillés, remplis d’inquiétude. « On dirait que ça rampe… »
Je lui caressai les cheveux en douceur, lui expliquant qu’il s’agissait simplement de démangeaisons dues à la cicatrisation. C’est bien connu : un plâtre peut gratter, serrer, provoquer des sensations étranges. Nous lui avions même acheté un petit ventilateur pour envoyer de l’air à l’intérieur, dans l’espoir de la soulager. Malgré cela, chaque matin, elle répétait inlassablement :
« Il y a quelque chose dedans… » 😔
Nous continuions à banaliser ses paroles, convaincus que tout évoluait normalement. Le médecin avait confirmé que la radio était parfaite : aucun gonflement, aucune fièvre, aucune odeur suspecte. Rien d’alarmant.
Rien… sauf cette peur.
Au cours de la deuxième semaine, elle refusa de dormir seule. Elle serrait son bras plâtré contre elle, comme pour se protéger. Un soir, un léger bruit provenant de sa chambre attira mon attention. Je pensai qu’elle cognait sa main contre le lit.
En entrant, je la trouvai assise, immobile, raide.
« Tu tapes ? » lui demandai-je doucement.
« Non… je veux sortir », répondit-elle d’une voix calme, mais son regard était rempli de terreur. 😰
Je restai figée, le cœur battant. Tentant de me rassurer, je vérifiai son plâtre : il était intact, solide, parfaitement normal.
« Ma chérie, il n’y a rien là-dedans », murmurais-je.
Mais elle n’y croyait pas. Les jours suivants, son comportement changea. Elle devint nerveuse, cessa de jouer avec ses amis et évitait même d’utiliser son autre main, comme si elle redoutait de réveiller ce qu’elle pensait enfermé à l’intérieur. Peu à peu, le doute s’installa en moi. Était-ce simplement de l’angoisse ? Une réaction à la douleur ? Ou quelque chose de plus inquiétant…
Puis vint la nuit où tout bascula. Vers deux heures du matin, un bruit de grattement me réveilla. D’abord, je pensai qu’il venait de dehors, peut-être des branches contre la fenêtre. Mais ce son était différent : proche, précis, presque régulier.
Gratte… gratte… pause… gratte… 😨
Je me précipitai dans sa chambre.
👉👉👉 Elle dormait… mais sa main… Ce que j’ai découvert m’a glacé le sang.